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Crise à l’UCAD : Médiation religieuse, les étudiants suspendent la grève pour 48h

Dakar, 3 décembre 2025 – Nouvelle évolution dans la crise qui secoue l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD). Le Collectif des amicales, seule structure qu’il reconnaît comme légitime pour défendre les intérêts des étudiants, a annoncé avoir reçu hier soir deux délégations de guides religieux, dont le Khalife général de Bambilor et Serigne Moustapha Absa Tiala.
Entre 18h et minuit, d’intenses discussions ont porté sur la situation explosive à l’UCAD, les motivations profondes des mobilisations, ainsi que les nombreux blessés enregistrés ces derniers jours. Les autorités religieuses ont exprimé leur pleine compréhension du combat mené par les étudiants.
Une demande forte : suspendre la grève pour 48 heures
Les guides religieux n’ont pas demandé la levée de la grève, mais une suspension de 48 heures. Objectif : leur permettre d’intervenir personnellement pour favoriser une sortie de crise et prévenir tout nouvel incident. Ils ont assuré être prêtes, si nécessaire, à contacter directement le Président de la République pour faire avancer les discussions.
Les autorités religieuses ont également rappelé leur rôle d’écoute, d’influence et de médiation. Elles ont averti que si l’État ne prend pas ses responsabilités dans les 48 heures, elles s’engageront pleinement pour contribuer à une solution, donnant ainsi une nouvelle dimension à leur implication.
Conditions posées par les étudiants
Suite à cette médiation, le Collectif a décidé de suspendre son mot d’ordre pour 48 heures, mais sous deux conditions fermes:
L’annulation de la note autorisant les forces de l’ordre à entrer dans le campus,
La cessation immédiate de toutes les activités pédagogiques durant cette période.
Le Collectif souligne avoir accepté cette pause par respect pour les guides religieux et leur engagement personnel dans la résolution de la crise.
Détermination inchangée
Malgré ce geste d’apaisement, le Collectif réaffirme sa détermination totale à défendre les intérêts légitimes des étudiants et rappelle que cette suspension n’est qu’un répit stratégique en attendant des actes concrets de la part de l’État.
Afama SAMBOU

