À l’ONU, l’« Arche du retour » rappelle l’héritage de l’esclavage et alerte sur les dérives contemporaines

À l’ONU, l’« Arche du retour » rappelle l’héritage de l’esclavage et alerte sur les dérives contemporaine
Au siège des Nations Unies, à New York, l’exposition de « Arche du retour » recueille des visiteurs venant partout à travers le monde. Ce symbole célèbre les victimes de la traite transatlantique, rend hommage à des millions de femmes, d’hommes et d’enfants réduits en esclavage durant plusieurs siècles. Mais il rappelle également que l’esclavage n’appartient pas seulement au passé.
À l’occasion de la Journée internationale pour l’abolition de l’esclavage, célébrée ce mardi, le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a tiré la sonnette d’alarme : « 50 millions de personnes dans le monde » sont aujourd’hui victimes de formes d’esclavage moderne. Travail forcé, exploitation sexuelle, traite d’êtres humains ou servitude domestique : autant de pratiques qui, malgré les avancées juridiques et les engagements internationaux, persistent dans de nombreux pays.
« Un monde fondé sur la liberté, la dignité et la justice pour tous est non seulement possible, mais il relève de notre responsabilité commune», a déclaré António Guterres. Il a exhorté les États à renforcer leurs mécanismes de prévention, de protection des victimes et de poursuite des réseaux criminels.
Alors que l’« Arche du retour » invite à la mémoire et à la réflexion, l’ONU rappelle que la lutte contre l’esclavage, sous toutes ses formes, demeure un combat actuel et urgent.
Afama SAMBOU



