Ziguinchor : Les étudiants masterants de l’UASZ exigent le paiement immédiat des rappels et mensualités

Le Collectif des Étudiants Masterants de l’Université Assane Seck de Ziguinchor (CEM-UASZ) est monté au créneau pour dénoncer les retards persistants dans le paiement des bourses, en particulier les rappels destinés aux étudiants de Master 1.
Dans un communiqué rendu public hier, le collectif rappelle que l’UASZ fonctionne depuis plusieurs années sans véritable coordination capable de défendre les intérêts matériels et moraux des étudiants, situation que le Conseil académique vient seulement de corriger en décidant de rétablir cette structure.
Des retards jugés injustifiés
Selon le Collectif, la principale difficulté réside dans le non-paiement des rappels de 515 000 F CFA dus aux étudiants de Master 1. Beaucoup d’entre eux, notamment les inscrits tardifs, affirment n’avoir reçu aucune information claire de la Direction des bourses.
Pour les étudiants de Master 2, la situation n’est guère meilleure : plusieurs dossiers n’ont pas encore été régularisés, entraînant des mensualités non versées depuis leur inscription, une situation que le CEM-UASZ juge préoccupante et indépendante de la volonté des étudiants.
Des déclarations qui mettent le feu aux poudres
Les étudiants disent avoir été particulièrement choqués après les déclarations de responsables du MESRI et de la Direction des bourses, indiquant que le paiement des rappels de 515 000 F pour les Master 1 « n’est pas prévu », alors même que les concernés estiment ce droit légitime.
Face à cette situation, le Collectif formule deux revendications principales. Il s’agit du paiement immédiat des rappels de 515 000 F CFA et le versement intégral des mensualités à venir pour tous les étudiants de Master 1. Ensuite, ils rappelent que pour les Master 2 : le paiement de toutes les mensualités dues, l’octroi des rappels et l’ajustement du taux de bourse selon leur statut réel.
Un appel pressant aux autorités
Le CEM-UASZ appelle les autorités académiques et ministérielles à agir rapidement pour une résolution durable de cette crise sociale.
Dans l’attente du paiement du mois de décembre, le Collectif réaffirme son engagement à défendre les intérêts des étudiants et se dit ouvert au dialogue, ajoutant qu’il ne renoncera pas tant que ses revendications ne seront pas satisfaites.
Afama Sambou
