{"id":25152,"date":"2025-09-30T11:20:33","date_gmt":"2025-09-30T09:20:33","guid":{"rendered":"https:\/\/rioactu.net\/?p=25152"},"modified":"2025-09-30T11:20:33","modified_gmt":"2025-09-30T09:20:33","slug":"lessentiel-a-retenir-sur-le-monkeypox-en-7-points-point-1","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/rioactu.net\/?p=25152","title":{"rendered":"L\u2019essentiel \u00e0 retenir sur le MONKEYPOX en 7 points Point 1 :"},"content":{"rendered":"<p>Le Monkeypox (Mpox) autrefois appel\u00e9 la variole du singe est une maladie infectieuse \u00e9mergente caus\u00e9e par un orthopoxvirus simien, appartenant au genre Orthopoxvirus et \u00e0 la famille des Poxviridae. Cette affection constitue une zoonose virale, dont la transmission \u00e0 l\u2019\u00eatre humain se fait initialement par contact avec des animaux infect\u00e9s, avant de se propager secondairement par voie interhumaine.<br \/>\nLe monkeypox pr\u00e9sente un fort potentiel \u00e9pid\u00e9mique et peut \u00eatre \u00e0 l\u2019origine de flamb\u00e9es localis\u00e9es, voire d\u2019\u00e9pid\u00e9mies mondiales. Elle est associ\u00e9e \u00e0 un taux important de complications, estim\u00e9 \u00e0 40 %, tandis que 20 % des patients n\u00e9cessitent une hospitalisation.<br \/>\nLe 14 ao\u00fbt 2024, l\u2019OMS avait d\u00e9clench\u00e9 son plus haut niveau d\u2019alerte sanitaire mondiale en r\u00e9ponse \u00e0 la recrudescence des cas de Mpox en Afrique.<\/p>\n<p>Le 05 septembre 2025 une nouvelle d\u00e9claration de l\u2019OMS affirmait que le Monkeypox n\u2019\u00e9tait plus consid\u00e9r\u00e9e comme une urgence de sant\u00e9 internationale.<\/p>\n<p>Au 14 septembre 2025, on d\u00e9nombrait 38.671 cas avec 16.392 d\u00e9c\u00e8s ; les principaux pays touch\u00e9s par cette \u00e9pid\u00e9mie sont : la R\u00e9publique D\u00e9mocratique de Congo, l\u2019Ouganda, le Sierra Leone et le Burundi. Au Senegal, seuls 04 cas sont d\u00e9tect\u00e9s entre ao\u00fbt et septembre 2025.<\/p>\n<p>Point 2 :<br \/>\nSur le plan clinique, les signes sont variables selon qu\u2019il s\u2019agisse de formes typiques ou de formes atypiques. Pour les formes typiques, la p\u00e9riode d\u2019incubation (p\u00e9riode au cours de laquelle il n\u2019y a pas de signes cliniques) varie entre 4 et 20 jours. La phase prodromique est marqu\u00e9e par une fi\u00e8vre, des c\u00e9phal\u00e9es, des myalgies, des douleurs dorsales, une asth\u00e9nie et une hypertrophie ganglionnaire. Elle est suivie d\u2019une \u00e9ruption cutan\u00e9e \u00e9voluant en plusieurs stades : macules, papules ombiliqu\u00e9es, v\u00e9sicules, pustules, puis cro\u00fbtes.<\/p>\n<p>Les l\u00e9sions sont localis\u00e9es pr\u00e9f\u00e9rentiellement au visage, aux paumes des mains et aux plantes des pieds, et peuvent atteindre les muqueuses buccales, g\u00e9nitales et anales. Leur nombre varie d\u2019une seule l\u00e9sion \u00e0 plusieurs milliers. La dur\u00e9e moyenne de la maladie est de deux \u00e0 trois semaines, avec une gu\u00e9rison spontan\u00e9e dans la majorit\u00e9 des cas.<\/p>\n<p>Il existe des formes atypiques pour lesquelles le diagnostic est plus difficile : les signes g\u00e9n\u00e9raux peuvent appara\u00eetre apr\u00e8s les signes cutan\u00e9s. Ces derniers peuvent \u00eatre mono l\u00e9sionnels, polymorphes (de plusieurs types) avec une atteinte muqueuse. L\u2019\u0153d\u00e8me p\u00e9nien et la douleur rectale peuvent \u00eatre tr\u00e8s fr\u00e9quents. Les l\u00e9sions apparaissent le plus souvent dans les zones g\u00e9nitales, p\u00e9rianales, autour de la bouche ou dans la gorge, ce qui, avec la notion d\u2019un contact sexuel r\u00e9cent.<\/p>\n<p>Point 3 :<br \/>\nLa confirmation diagnostique repose sur la d\u00e9tection du g\u00e9nome viral par PCR. Des tests s\u00e9rologiques peuvent \u00e9galement mettre en \u00e9vidence des anticorps dirig\u00e9s contre les orthopoxvirus. Ces derniers permettent de d\u00e9tecter la pr\u00e9sence d\u2019anticorps dirig\u00e9s contre les orthopoxvirus, la famille virale \u00e0 laquelle appartient le virus responsable du Monkeypox.<\/p>\n<p>Point 4 :<br \/>\nLe Monkeypox peut ressembler \u00e0 de nombreuses affections dermatologiques d\u2019origine infectieuse : la varicelle, l\u2019herp\u00e8s, le molluscum contagiosum, la variole, le syndrome pieds- mains bouche, certaines mycoses profondes (cryptococcose, histoplasmose, penicilliose), la maladie des p\u00eacheurs due \u00e0 la portimine et des parasitoses telles que la gale. Il faut signaler que l\u2019\u00e9pid\u00e9mie de Mpox peut \u00eatre concomitante de l\u2019\u00e9pid\u00e9mie de varicelle. A c\u00f4t\u00e9 des dermatoses infectieuses, il existe de nombreuses affections cutan\u00e9es non infectieuses qui peuvent ressembler au Monkeypox. En effet, les maladies bulleuses auto-immunes, les toxidermies peuvent simuler une infection par le Mpox.<\/p>\n<p>Point 5 :<br \/>\nOn distingue deux principaux types du virus Mpox :<\/p>\n<p>* le clade 1 : souche \u201chistorique\u201d du virus, pr\u00e9sent dans le Bassin du Congo en Afrique Centrale. Le clade 1b provient du clade 1.<br \/>\n* le clade 2 pr\u00e9sent en Afrique de l\u2019Ouest. Le virus qui circule actuellement en Europe, le clade 2b, provient du clade 2 impliqu\u00e9 dans l\u2019\u00e9pid\u00e9mie du Nig\u00e9ria.<br \/>\nPoint 6 :<br \/>\nLa transmission peut se produire par diff\u00e9rentes voies :voie sexuelle : particuli\u00e8rement observ\u00e9e chez les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (MSM), voie materno-f\u0153tale : possibilit\u00e9 de transmission verticale, voie cutan\u00e9e et par contact indirect : le virus peut survivre sur des objets ou des surfaces contamin\u00e9es tels que les v\u00eatements, le linge de lit, les serviettes ou les appareils \u00e9lectroniques, voie respiratoire : par inhalation de squames infect\u00e9es ou de particules contamin\u00e9es provenant de v\u00eatements ou de literie infect\u00e9e. Enfin la transmission peut se faire par contact direct avec un animal infect\u00e9 (primates, rongeurs terrestres, antilopes, gazelles, \u00e9cureuils), notamment lors de morsures, griffures ou activit\u00e9s comme la chasse, le d\u00e9pouillement, le pi\u00e9geage, la cuisson ou la manipulation de carcasses.<\/p>\n<p>Point 7 :<br \/>\nLa prise en charge du Mpox repose sur plusieurs approches compl\u00e9mentaires :<\/p>\n<p>Le traitement curatif<\/p>\n<p>1. Mesures hygi\u00e9niques et isolement : elles visent \u00e0 pr\u00e9venir la transmission, notamment par l\u2019isolement des cas confirm\u00e9s, la d\u00e9sinfection des surfaces et le respect strict des r\u00e8gles d\u2019hygi\u00e8ne.<br \/>\n2. Traitement symptomatique : il consiste en l\u2019administration d\u2019antalgiques et d\u2019antipyr\u00e9tiques pour soulager la douleur et r\u00e9duire la fi\u00e8vre. Des antibiotiques peuvent \u00eatre prescrits en cas de surinfection bact\u00e9rienne.<br \/>\n3. Traitement \u00e9tiologique : un antiviral, le tecovirimat, initialement d\u00e9velopp\u00e9 pour traiter la variole, a \u00e9t\u00e9 approuv\u00e9 en janvier 2022 par l\u2019Agence europ\u00e9enne des m\u00e9dicaments pour la prise en charge du Monkeypox.<br \/>\nLa pr\u00e9vention repose sur la vaccination des personnes \u00e0 risque, associ\u00e9e \u00e0 des mesures de protection individuelle et collective.<\/p>\n<p>Professeur Fatimata Ly : fatimata.ly@ucad.edu.sn<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le Monkeypox (Mpox) autrefois appel\u00e9 la variole du singe est une maladie infectieuse \u00e9mergente caus\u00e9e par un orthopoxvirus simien, appartenant au genre Orthopoxvirus et \u00e0 la famille des Poxviridae. Cette affection constitue une zoonose virale, dont la transmission \u00e0 l\u2019\u00eatre humain se fait initialement par contact avec des animaux infect\u00e9s, avant de se propager secondairement &hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":25151,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"pagelayer_contact_templates":[],"_pagelayer_content":"","footnotes":""},"categories":[2],"tags":[],"class_list":["post-25152","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-actualites"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/rioactu.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/25152","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/rioactu.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/rioactu.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/rioactu.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/rioactu.net\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=25152"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/rioactu.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/25152\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":25155,"href":"https:\/\/rioactu.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/25152\/revisions\/25155"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/rioactu.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/25151"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/rioactu.net\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=25152"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/rioactu.net\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=25152"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/rioactu.net\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=25152"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}